Biographies

Benoît Lambert


Après avoir suivi, de 1986 à 1989, les cours de l’Ecole Nationale d’Art Dramatique
de Saint Germain en Laye, Benoît Lambert est élève à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Pierre Debauche (classe de mise en scène). Une poignée de comédiens qui en sont issus participent en 1992 au spectacle Tentative de description d’un dîner de têtes d’après Jacques Prévert .
De cette première mise en scène de Benoît Lambert naît Le Théâtre de la Tentative, un collectif de création composé de comédiens, costumiers, éclairagistes, scénographe, techniciens... Codirigée par Benoît Lambert et le comédien Emmanuel Vérité, la compagnie regroupe de jeunes artistes décidés à affirmer, contre l’esprit mercenaire du temps, leur volonté de travailler ensemble.

Dès lors, Benoît Lambert en signe toutes les mises en scène.
En 1995, Les Fourberies de Scapin de Molière permettent de “transformer” ce premier essai théâtral. Ce deuxième spectacle tourne en France et à l’étranger entre 1995 et 1998.
En 1997, la Tentative crée au Festival d’Alès Jours de Colères, un diptyque apocalyptique d’après La Fête de Slawomir Mrozek et Carton Plein de Serge Valletti, poursuivant ainsi son exploration des inquiétudes de fin de siècle.
Fin 1998, les comédiens de La Tentative ainsi que d’autres venant d’horizons différents travaillent ensemble sur Lorenzaccio d’Alfred de Musset.
En 1999, la compagnie s’implante en Bourgogne et engage un compagnonnage
de quatre ans avec la scène nationale de Mâcon. Benoît Lambert y met en scène
Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute, puis Erik Satie : concert avec notes, concert-spectacle.

Un cycle de travail est inauguré en 1999 avec le feuilleton théâtral en trois volets, traversée onirique de la geste révolutionnaire du siècle :
Episode 1 : Prolégomènes (à toute entreprise future qui voudra se présenter
comme révolutionnaire) d’après Spinoza encule Hegel de Jean-Bernard Pouy
Episode 2 : La conversation interrompue d’après un collage de textes
Episode 3 : Le bonheur d’être rouge de Frédérique Matonti et Benoît Lambert

Alternant textes classiques ou contemporains avec des formes plus ouvertes,
Benoît Lambert crée notamment Maître Puntila et son valet Matti de Bertolt Brecht, Ça ira quand même, collage de textes, La gelée d’arbre d’Hervé Blutsch, Le Misanthrope de Molière, Meilleurs souvenirs de Grado de Franz Xaver Kroetz...

Depuis janvier 2005, il est artiste associé au Granit, scène nationale de Belfort.

Benoît Lambert au Théâtre 71
Maître Puntila et son valet Matti de Bertolt Brecht, 2002
Prolégomènes d’après Jean-Bernard Pouy, 2002
Sixième Solo et Au-delà du Rio de Serge Valetti, 2004
Le Misanthrope de Molière, 2007
› Meilleurs souvenirs de Grado de Franz Xaver Kroetz, 2008
collaborations
› avec Estelle Savasta à la mise en scène de Et ta soeur ? tentative d’autoévaluation en forme d’opérettede Pierre Ascaride